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BIOGRAPHIE
 
Comme bon nombre de vrais passionnés, Philip Conrad s’est essayé très tôt à la photographie. Inspiré par les romans graphiques américains des années 80 dont Frank Miller fut l’un des chefs de file, il commence d’abord par le dessin pour retranscrire et faire vivre son univers.
 
Mais très vite, c’est avec un vieux Yashica de la première génération qu’il tente de capturer les ombres et les lumières lui rappelant les structures visuelles de son enfance. Il commence alors tout naturellement par des natures mortes, puis de l’architecture, de la macro et enfin quelques compositions plutôt abstraites.
Quelques années plus tard, il fait la connaissance d’une jeune photographe de l’Ecole des Beaux-Arts. Cette rencontre va enrichir et dynamiser son parcours. Enrichir car il apprendra à maîtriser les techniques de la photo argentique en chambre noire…et dynamiser car c’est avec elle qu’il entreprendra ses premiers voyages, où il ira puiser à travers le monde d’autres sources d’inspiration.
Ironie du sort, cette jeune artiste deviendra aussi son premier modèle. C’est alors qu’il réalise ses premiers travaux sur le corps et la lumière (voir la série « Bain de Lumière ») et que l’évidence des photos de charme s’impose également à lui.
 
Les années passent, une toute autre carrière se dessine, mais la pratique de la photographie demeure une réelle passion qui ne le quittera plus. Les techniques s’affinent, les choix s’affirment. Fidèle à Nikon aussi bien en argentique (F-601) qu’en numérique (D-70S puis D-300), il continue de creuser ses domaines de prédilection (clichés plutôt graphiques, compositions déstructurées aux contrastes soutenus, le tout essentiellement en noir et blanc). Très admiratif du travail de Raymond Depardon dans lequel il retrouve la vision épurée de Frank Miller, il s’inspirera également des œuvres de Jacques Henri Lartigue, Robert Frank, Edouard Boubat ou encore Anton Corbijn et Michael Kenna. Avec un attachement particulier pour la démarche de René Maltête.
 
Aujourd’hui, son fantasme demeure le même depuis son adolescence ; avoir un appareil photo à la place des yeux, dont le déclenchement se ferait d’un simple battement de paupières. Simplement pour saisir l’instant magique et éphémère qui donne tout son sens à l’art photographique. C’est sans doute pour cela qu’il évite les séances de pose en studio, (peu naturelles), qu’il ne s’encombre pas d’une panoplie d’accessoires sophistiqués, (souvent superflus), ou bien qu’il contourne les endroits trop touristiques dans lesquels il s’amusera à immortaliser les touristes plutôt que les lieux.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Simplement armé d’1 boîtier et de 3 objectifs, il s’efforce de dénicher la beauté à chaque moment et l’intérêt là où on ne l’attend pas…
Persuadé que le regard est comme le reste ; il s’exerce.
Et lorsqu’on prend le temps de regarder autour de soi avec envie et curiosité, l’intérêt et la beauté se trouvent partout.
FK
 
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